27 mars 2007
Chez le coiffeur
Je suis allé chez le coiffeur. J'aime aller chez le coiffeur. Je vais chez un coiffeur bon chic, bon genre. C'est là où la coupe homme est la plus onéreuse dans les salons de la ville. Je rencontre Isabelle une fois par mois. Elle est plutôt ravissante, timide et n'a rien d'une coiffeuse, comme les deux autres du salon d'ailleurs. Ici, on ne crie pas, on est bienveillant, on n'a pas le regard bovin. Le Patron est un bel homme hetero assez réservé. Il a un goût avancé pour l'aménagement de ses locaux professionnels.
Isabelle n'a jamais osé me poser de questions sur mon organisation personnelle de vie. Elle a toujours un comportement timide et coquin qui cache une envie de s'affranchir auprès de moi. Aujourd'hui j'ai poussé le bouchon comme il le fallait. J'ai taquiné.
Elle me lave la tête après la coupe, je préfère. Après un bon massage, lors du rinçage, j'ai senti un minuscule filet d'eau me couler en bas de la nuque. J'ai dit "Attention Isabelle, vous faites une faute professionnelle".
Et là Isabelle timidement me dit "Vous me déstabilisez complètement" et de rajouter "Vous en profitez, vous savez que je ne peux pas répondre complètement à votre attitude par ma position ici". "Mon comportement vous gêne Isabelle ?" "Non, j'aime beaucoup, mais on ne sait jamais si vous riez ou si vous êtes sérieux."
La scène continue.
Je paye. "Vous n'avez pas la chance de rencontrer des clients comme moi tous les jours."
"C'est vrai, vous pourriez venir tous les jours, ça me plairait assez."
"Je n'ai pas les moyens Isabelle."
La porte s'ouvre, Isabelle le sourire aux lèvres me dit "A très bientôt j'espère, je vous apprécie beaucoup".
"Moi aussi Isabelle."
Et la coiffeuse de finir timidement "Je vous aime beaucoup, c'est vrai."
"A bientôt."
Bref, j'ai bien l'impression qu'Isabelle veut se faire sauter.
Mais non, moi je ne suis pas comme ça.
25 mars 2007
Au Lit
Je ne peux rien dire.
Alors, je ne dis rien.
Je dors. Je suis dans un rêve.
24 mars 2007
La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée - Platon
C'est un sacerdoce votre métier m'a dit une patiente ce matin.
Franchement je ne le pense pas. Je pense plutôt aux ouvriers qui triment en usine, aux vendeuses qui se plient en quatre pour répondre aux exigences de Mesdames, aux femmes de ménage à qui on ne dit pas bonjour, etc...
Pas un sacerdoce pour moi donc aujourd'hui, mais une matinée éreintante.
Au retour dans la voiture, il y avait cette chanson.
Platon avait bien raison.
Je ne sais pas si il y a des citations pour la sieste mais je vais quand même aller m'allonger sur mon lit...
The Supremes Baby Love
Vidéo envoyée par hellN
21 mars 2007
L'empire des lumière de Magritte - Le matin par la fenêtre
Il est 6h30, en phase réveil, café, lecture de mail. Je lève la tête, regarde par la fenêtre. J'ai l'impression de voir l'empire des lumières, le tableau de Magritte.
Le vrai:
Par ma fenêtre:
18 mars 2007
Edith PIAF - La Môme
L'Hymne a l'Amour
Vidéo envoyée par cvera
De son enfance à la gloire, de ses victoires à ses blessures, de Belleville à New York, l'exceptionnel parcours d'Edith Piaf. A travers un destin plus incroyable qu'un roman.
Je suis allé voir le film d'Olivier Dahan avec P. Peut-être sommes nous bon public mais nous avons pleuré à de nombreuses reprises. A ceux qui attendent la gloire pour être heureux, mieux vaut aller voir le film avant. A ceux qui sont mélancoliques en ce moment, mieux vaut s'abstenir maintenant.
Activités nocturnes
Mimi et moi avons passé la journée d'hier à nous reposer. C'est à dire, dormir à plusieurs reprises en pleine journée. Notre cerveau étant complètement engourdi, à 22h Morphée nous appelait déjà.
Comme à l'habitude, la nuit de samedi à dimanche présente toujours une activité particulière. La première est de parler fort dans la rue, la deuxième est de sonner aux interphones.
Avec tout ça, à 4h30 nous étions en pleine forme. Mimi, assise à côté de moi m'a fait comprendre qu'il était temps de nous lever. Je lui ai demandé d'attendre 5h30. Le monde appartient-il toujours à ceux qui se lèvent tôt ? J'espère !
C'est marrant, si j'avais un jardin, je serais bien allé gratter la terre ce matin.
14 mars 2007
Attaqué par un Cocker
Voilà exactement la tête du clébare qui m'a attaqué en fin d'après midi.
Alors que je partais de chez une patiente, sa voisine est sortie au même moment avec son chien. J'avançais vers ma voiture et le clebs s'est précipité vers moi en hurlant. Au début, je croyais qu'il riait. Mais non, il était vraiment un peu con puisqu'il ne voulait plus me laisser avancer. Et au moment où sa maîtresse me disait "Ne vous inquiétez pas, il ne mord pas...", je sentais des petites pressions denteuses en bas de mon mollet...
Vraiment un con ce chien ! Mais je crois que c'est le propre du Cocker...
11 mars 2007
Quand il suffit d'une promenade
Il aura suffit d'une promenade, d'un Polonais puis d'un Français. Il aura suffit d'une balade de deux heures sous le soleil pour reprendre place dans mon fauteuil vert. Il y cinq heures, je rêvais de m'y éteindre, comme un soulagement.
J'y ai repris place ce soir, avec joie.
A quand la prochaine tempête, deux heures ? Deux jours ? Deux mois ? Non, pas plus...
Si elle ne dure que quelques heures comme à l'habitude, je m'en accommoderais.
Je file, Chirac va parler.
Réagir - aux jours fades de la vie...
Je n'aime pas quand je suis assis dans mon fauteuil vert et que j'aspire à m'y éteindre paisiblement. Je vais sortir dehors. Là où il fait beau. Là où peut-être la vie est meilleure aujourd'hui.
Je me suis trompé. En ce repos dominical, dans mon confortable appartement du troisième étage, l'existence n'est pas bandante.
10 mars 2007
Week-end à mots
Liberté. Plaisir annoncé de rester dans mon confortable appartement du troisième étage pour jouer avec les mots. Le soleil brille mais qu'importe, même s'il pleuvait, mon désir par avance était de rester chez moi pour écrire. Plaisir de passer de la chambre à la cuisine, par le bureau pour revenir au salon avec l'appareil qui permet de taper, corriger, inventer, transposer, se souvenir. Un week end pour jouer avec les mots, je trouve ça assez beau.






